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vendredi, octobre 10 2008

ACCEUIL

Par greenworld le vendredi, octobre 10 2008, 14:24

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PRESENTATION

Par greenworld le vendredi, octobre 10 2008, 03:10

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ENVIRONNEMENT NEWS

Par greenworld le vendredi, octobre 10 2008, 03:02

Environnement

Comme ici à Grand-Bassam, plusieurs régions d’Afrique connaissent des inondations. ]

Photo : Seck Momar Comme ici à Grand-Bassam, plusieurs régions d’Afrique connaissent des inondations. Réchauffement planétaire : L’Afrique, grande oubliée des fonds Dernière mise à jour : 06 Nov 2007 - 22:21 GMT Il est généralement admis que l’Afrique, qui de toutes les régions est celle qui produit le moins de “gaz à effet de serre” à l’origine du réchauffement planétaire, aura besoin d’une importante aide financière pour remédier aux effets de ce phénomène. Mais il n’est pas aussi sûr que cette aide soit accordée. L’Afrique peine déjà à mobiliser suffisamment de fonds nécessaires pour lutter contre la pauvreté et n’a pas réussi à obtenir les investissements nécessaires aux projets de protection de l’environnement sur le continent. Bien que les dirigeants des pays du monde entier aient promis de contribuer davantage au développement, le montant de l’aide accordée a en fait baissé de plus de 5 % l’an dernier. Pauvreté et protection de l’environnement sont étroitement liés, comme le rappelle le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD). Il est indiqué dans le plan d’action pour l’environnement du NEPAD que “les taux de pauvreté croissants et l’accélération de la dégradation de l’environnement sont deux maux interdépendants dont souffre l’Afrique… La pauvreté demeure à la fois la première cause et conséquence de la détérioration de l’environnement et de l’épuisement des ressources en Afrique. Sans une amélioration sensible des conditions de vie et des moyens d’existence des populations du continent, les politiques et programmes en faveur de l’environnement auront peu de chances d’aboutir.”

Protéger les forêts Les scientifiques africains estiment que le continent contribue déjà activement à la lutte contre le réchauffement planétaire, notamment grâce à ses forêts, qui absorbent et retiennent le gaz carbonique, principal facteur de réchauffement. L’Afrique compte 17 % des forêts de la planète et près du quart des forêts tropicales, qui contribuent à purifier l’air des émissions polluantes produites à des milliers de kilomètres. Mais les forêts d’Afrique disparaissent actuellement au rythme de plus de 5 millions d’hectares par an, victimes d’une exploitation commerciale excessive et non viable, et des méthodes de défrichage par brûlis. Des études indiquent que 66 millions d’hectares de forêts ont été détruits entre 1980 et 1995, et que le rythme de déforestation s’intensifie, malgré des initiatives comme le mouvement Green Belt au Kenya, une campagne menée par des femmes à l’échelle locale qui a permis de planter quelque 10 millions d’arbres depuis 1977. Le NEPAD préconise d’appliquer des lois qui rendent l’exploitation forestière viable et d’améliorer les rendements agricoles pour ralentir le défrichage à des fins agricoles. Mais le bois constitue un produit d’exportation important pour certains pays et la réduction de ces exportations se solderait par un manque à gagner difficile, voire impossible à combler. Des pays d’Afrique et d’autres régions du monde ont demandé aux pays industrialisés de reconnaître l’importance des forêts pour l’environnement et de rémunérer les pays en développement en échange de leur préservation. À ce jour, seuls quelques programmes pilotes ont été menés à petite échelle et l’action de l’Afrique contre le changement climatique se heurte au manque de moyens financiers.

L’économie environnementale: des marchés plus verts Même si elle est plus urgente en Afrique, la question de concilier d’urgents impératifs environnementaux et de dures réalités économiques se pose partout. Même dans les pays riches, les dépenses qu’entraîne la réduction des émissions de gaz à effet de serre ont freiné bon nombre d’initiatives. Lorsque les scientifiques expliquent qu’il serait moins coûteux d’éliminer dès à présent les émissions pour prévenir les conséquences les plus graves des changements climatiques, certains gouvernements répliquent qu’il faut procéder à des réductions plus progressives et plus modestes, étant donné le coût de ces mesures pour les entreprises et les consommateurs et les préjudices possibles pour l’économie mondiale. Dans une étude importante réalisée en 2006 sur les aspects économiques des changements climatiques au Royaume-Uni, Sir Nicholas Stern, ancien économiste en chef à la Banque mondiale, explique que la nature même des marchés libéralisés les empêche d’être naturellement plus verts. Et de fournir l’exemple suivant: les bénéfices provenant de la production d’une tonne d’acier sont partagés par une poignée d’individus – les propriétaires de l’aciérie, les ouvriers et les actionnaires – alors que, calculé en termes d’émission de gaz à effet de serre et de dommages infligés à l’environnement, le coût de cette tonne d’acier se répartit entre des milliards de personnes dans le monde sur de nombreuses générations, sous forme de problèmes de santé, de pollution de l’air et de violents changements climatiques. Les propriétaires de l’aciérie n’ont donc guère de raisons d’augmenter leurs coûts de production de façon à réduire la pollution. “Les changements climatiques représentent la faillite la plus grave des marchés que le monde ait jamais connu”, note Sir Stern. Toute réforme économique devra donc sanctionner plus sévèrement les pollueurs si l’on veut enrayer la progression du réchauffement planétaire. Certains ont proposé l’imposition d’une taxe sur les émissions de gaz à effet de serre mais cet “impôt sur le gaz carbonique” se heurte toutefois à une vive opposition dans de nombreux pays et n’a été adopté que par une poignée de pays. Une autre méthode de quantification de la pollution – le mécanisme d’échange des droits d’émission – a connu plus de succès depuis l’entrée en vigueur du Protocole de Kyoto en 1997. Ce Protocole exige des pays industriels signataires (dont seuls les Etats-Unis et l’Australie ne font pas partie) qu’ils réduisent leur production de gaz à effet de serre d’environ 5 % par rapport aux niveaux des années 1990. Le Protocole a également établi le Mécanisme pour le développement propre de la Conférence-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, qui autorise les industries les plus polluantes à acheter des droits de pollution de pays peu polluants en échange d’investissements dans les projets écologiques de ces derniers – afin de réduire ainsi le montant des émissions à l’échelle mondiale. Les transactions de gaz carbonique s’élèvent aujourd’hui à 22 milliards de dollars. L’Afrique espérait bénéficier du faible montant de ses émissions pour attirer les capitaux du Mécanisme pour le développement propre. Ce sera peut-être le cas, mais au milieu de l’année 2007, elle n’avait bénéficié que de moins de 2 % des projets financés par le Mécanisme dans le monde. Ce manque d’intérêt s’explique, d’après les experts, par les conditions généralement peu propices aux investissements qui règnent en Afrique, notamment la pénurie d’organismes financiers et commerciaux performants et l’insuffisance des moyens administratifs et de gestion du continent. Mais puisque l’accord de Kyoto arrive à échéance en 2012 et qu’il est maintenant prouvé que le réchauffement planétaire est plus rapide que prévu, il n’est pas impossible que le développement vert de l’Afrique profite des réformes économiques nécessaires pour lutter contre le réchauffement planétaire. “On ne dispose que de peu de temps pour enrayer la croissance des émissions de gaz à effet de serre, a déclaré à la presse en mai à Bangkok Rajendra Pachauri, qui préside l’influent Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat établi par les Nations Unies. On ne peut pas se permettre d’attendre.”

ONU Afrique Renouveau

Avis de tempête

Les répercussions des changements climatiques sur la population suscitent de plus en plus d’inquiétudes dans le monde entier, alors que des milliards de tonnes de déchets industriels polluent l’atmosphère chaque année, retenant une trop grande quantité de chaleur solaire et entraînant de dangereux bouleversements du climat et des phénomènes météorologiques de par le monde. L’Afrique subsaharienne produit moins de 4 % de ces émissions – les gaz à effet de serre – soit bien moins que l’Amérique du Nord, l’Europe, l’Asie et d’autres régions industrialisées. Mais le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, groupe de chercheurs établi par l’ONU, a établi que l’Afrique subit déjà les effets des changements climatiques et en pâtira davantage dans les années à venir. Le Sahel et d’autres régions semi-arides risquent de souffrir d’une aggravation de la sécheresse. Un tiers de la population du continent vit déjà dans des zones de sécheresse, et 75 à 250 millions de personnes supplémentaires pourraient être menacées par les changements climatiques. Les régions sujettes à inondations de l’Afrique australe pourraient devenir plus humides encore du fait de l’évolution des conditions climatiques, les inondations étant plus fréquentes et les opérations de secours accaparant des ressources aujourd’hui consacrées au développement. L’agriculture du continent, qui souffre déjà de sa dépendance vis-à-vis de l’irrigation pluviale et de la mauvaise qualité des sols, risque d’être durement touchée à mesure que la sécheresse et les inondations s’étendront et que les saisons de végétation changeront. Un tel scénario constituerait une catastrophe humanitaire et économique sur un continent où les activités agricoles représentent 70 % des emplois et sont souvent le moteur des économies nationales, sources de recettes d’exportation et de denrées alimentaires à bas prix. Des études prévoient que d’ici 2020, les cultivateurs de certains pays ne récolteront que 50 % de leur production actuelle.

“Déplacés climatiques” L’ONU estime que, du fait de la détérioration des conditions de vie, quelque 50 millions de personnes “déplacées climatiques” de par le monde pourraient se joindre aux flux de migrants qui traversent les frontières et les océans à la recherche de nouveaux moyens d’existence. Bon nombre d’entre eux s’installeront dans des villes surpeuplées qui ont déjà du mal à offrir des emplois, des logements et des services de base. Ce phénomène accroîtra également le risque de maladies comme le paludisme. Certaines régions non contaminées pourraient le devenir à mesure que les changements climatiques permettront aux moustiques porteurs de la maladie de se développer. L’Organisation mondiale de la santé prévoit que jusqu’à 80 millions de personnes supplémentaires pourraient ainsi contracter cette maladie de par le monde.

Adaptation Conscients de la vulnérabilité du continent, les dirigeants africains soutiennent depuis longtemps la lutte de la communauté internationale contre le réchauffement planétaire. Mais la réduction des émissions n’a jamais constitué la priorité absolue d’un continent dont les rares industries ne produisent que de faibles quantités de gaz à effet de serre. Les gouvernements du continent et leurs partenaires de la société civile et du développement s’efforcent plutôt de se préparer aux bouleversements climatiques à venir et d’aider les communautés vulnérables à s’y adapter. Le programme de développement de l’Afrique comporte des projets visant à renforcer les moyens de lutte des communautés contre les changements climatiques. (...) La principale difficulté est d’ordre financier, explique l’expert sierra-léonais de la météorologie Ogunlade Davidson. “Les changements climatiques auront des incidences considérables pour l’agriculture africaine, la contraignant à revoir ses pratiques. Mais sans un financement suffisant, elle n’en sera pas capable”, dit-il. (...) “Comme l’Afrique n’a jamais profité des avantages financiers qui ont causé au départ la production de gaz à effet de serre, elle n’a jamais accumulé les richesses nécessaires pour lutter contre les bouleversements climatiques.” De ce fait, l’Afrique se heurte aujourd’hui aux conséquences d’une situation dont elle n’est pas responsable, nécessitant des moyens qu’elle n’a pas. “C’est un double handicap.” L’Afrique reçoit néanmoins de l’aide de la part de deux fonds administrés par le Fonds mondial pour l’environnement, organisme de financement établi en 1991 pour participer aux projets de préservation de l’environnement des pays en développement.

Par Michael Fleshman

COTE D'IVOIRE DECHET TOXIQUE

Par greenworld le vendredi, octobre 10 2008, 03:00

Trafigura se soucie peu de l'environnement en Côte d'Ivoire - 14 septembre 2006 - 09:00 (Par Pierre Melquiot)

Trafigura se soucie peu de l'environnement en Côte d'Ivoire

La société Trafigura, basée aux Pays-Bas, avait choisi Abidjan en Côte d'Ivoire pour faire des « économies », des économies pour l'environnement ?. Les responsables de Trafigura essayent d'opposer une défense à ce qu'ils appellent des « rumeurs ». Parce qu'elle a affrété le Probo Koala, cette société de négoce international basée à Amsterdam se retrouve au cœur des accusations. « Greenpeace nous reproche d'avoir laissé naviguer pendant des semaines un bateau fantôme chargé de poison », s'insurge Jan Maat, porte-parole de la multinationale néerlandaise, spécialisée dans le négoce de pétrole et de métaux de base. Trafigura affirme avoir pris une décision d'abord et avant tout « économique », en livrant 581 tonnes de déchets toxiques à Abidjan, et l'environnement dans tous cela ?

Mais quelle est la nature des déchets déversés en plein air sur onze sites différents d'Abidjan en Côte d'Ivoire? Quel impact sur la santé et sur l'environnement? A qui la faute? Devant la complexité des questions soulevées par la catastrophe sanitaire et pour l'environnement dont est victime la capitale économique de la Côte d'Ivoire, Abidjan, « quelques précisions s'imposent, en attendant les communications officielles des experts qui sont sur le terrain : une mission de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), une autre envoyée par les Nations unies (l'Undac), la mission française conjointe du BRGM (Bureau de recherche géologique et minière) et du Cogic (Comité de gestion interministérielle des crises) », selon Greenpeace.

Concernant la composition chimique de ces déchets, on estime qu'il s'agit d'une boue riche en hydrocarbures, contaminée par au moins trois éléments : de l'hydrogène sulfuré (très toxique par inhalation), des mercaptans (composés soufrés) et de la soude caustique. Sur le plan sanitaire, l'hydrogène sulfuré peut provoquer des irritations des muqueuses et voies respiratoires jusqu'à la mort par empoisonnement du sang, en passant par des nausées ou des vertiges. Ces produits présentent aussi une nocivité très forte pour l'environnement, qui peut s'avérer catastrophique s'ils devaient atteindre les nappes phréatiques ou le milieu marin. Certains experts mentionnent également la présence d'organochlorés, ce qui rendrait cette pollution encore plus grave (ces polluants persistent dans l'environnement et pénètrent la chaîne alimentaire).

Du côté des responsabilités locales, « il appartient au gouvernement ivoirien de les établir », sous la supervision de l'Onuci, la mission de paix des Nations-Unies en Côte d'Ivoire, afin de garantir une justice complète et équitable dans la situation politique actuelle, selon Greenpeace. « Il est évident que rien n'a pu arriver sans l'implication de plusieurs acteurs ivoiriens, publics et privés. En première ligne, le Port autonome d'Abidjan, qui n'a pu agir sans des complices au sein des ministères de tutelle (Industrie, Environnement et/ou Transports). Suivent les prestataires de services tels la société Tommy qui a effectué le pompage des déchets depuis le bateau et le déversement des toxiques dans onze sites de la ville, la société WAIBS, agent du Probo Koala, ou encore l'intermédiaire local Puma Energy, par ailleurs, filiale de l'affréteur Trafigura. »

Greenpeace veut comprendre la chaîne de responsabilités premières qui a permis aux déchets toxiques de parvenir jusqu'à Abidjan. Deux scénarios sont possibles, qui déterminent la qualification des déchets et donc le cadre juridique international qui s'applique, selon elle.

« Première hypothèse : à en croire la société Trafigura, trader international et affréteur du Probo Koala, les déchets seraient des « slops », c'est-à-dire des eaux de lavage, générées par le nettoyage des cuves du bateau transportant régulièrement des produits pétroliers. Selon Trafigura, ce nettoyage s'effectuerait, en routine, avec de la soude caustique. N'ayant pu être délivrés à Amsterdam comme prévu mais plus d'un mois plus tard à Abidjan, les déchets auraient fermenté durant le trajet, devenant de plus en plus toxiques. Selon ce scénario, ces déchets devraient être considérés comme le résultat d'activités maritimes et à ce titre régis par la convention Marpol émise par l'Organisation maritime internationale (OMI). L'affréteur Trafigura serait alors exonéré de toutes responsabilités (au sens de Marpol). Celles-ci incomberaient à deux pays : le pays de pavillon, Panama (autant dire nulle part) et le pays du port d'accueil, la Côte d'Ivoire. Plusieurs éléments peuvent mettre en doute ce scénario. La forte teneur en hydrogène sulfuré peut-elle résulter de la seule évolution du déchet au cours du voyage ? De simples eaux usées, même très polluées, peuvent-elles présenter une teneur en carbone organique proche de 21g/l et une masse volumique plus proche de l'essence pure que de l'eau de lavage polluée ? (source Ciapol) »

« Deuxième possibilité : au lieu d'être le fruit de la seule activité du navire, les déchets toxiques proviendraient d'industries de raffinage de pétrole ou de gaz installées à terre. Ces industries utilisent de la soude caustique soit lors de la désulfuration de ces hydrocarbures, soit lors d'opérations de nettoyage de leurs cuves de stockage. Ces déchets toxiques produits à terre relèveraient de la convention de Bâle, qui émane du Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue) et interdit les transferts de déchets des pays de l'OCDE vers les pays non membres de l'OCDE. Dans ce cas, les responsabilités reviendraient à l'affréteur Trafigura ainsi qu'au pays du dernier port d'accueil de ces déchets. Là, difficile à ce stade de déterminer avec certitude s'il s'agit des Pays-Bas, de l'Espagne ou de l'Estonie. »

Quelque soit le scénario, Greenpeace considère que l'entreprise Trafigura porte une responsabilité morale écrasante dans cette catastrophe. Dans un cas, elle a cherché à se faufiler dans les vides juridiques, les zones de non-droit et l'opacité des réglementations maritimes. Dans l'autre, Trafigura s'est mise en infraction flagrante avec le droit international.

Le trajet du Probo Koala. Une certitude : le 2 juillet, le Probo Koala quitte le port d'Amsterdam avec à son bord des produits « similaires » à ceux déversés sur Abidjan. Selon Trafigura, cette escale avait pour but la vidange de ces fameux « slops ». Après les avoir effectivement déchargés à Amsterdam, Trafigura a choisi de rembarquer ses déchets, au vu des conditions (a priori financières) proposées par la société néerlandaise de gestion des déchets. Toujours selon l'affréteur Trafigura, les autorités des Pays-Bas auraient contrôlé la conformité de ce ré-embarquement et, après certaines garanties, accepté le départ du navire.

Entre le 2 juillet et le 19 août, quelle fut la route du Probo Koala ? Pour certains, il s'est arrêté en Espagne au port d'Algeciras. Pour d'autres, il a navigué le long des côtes africaines à la recherche d'un port d'accueil. Le Sénégal aurait été sollicité ainsi que le Nigeria. Enfin, après avoir déversé ses déchets et malgré un début d'enquête, le bateau a été autorisé par le Port autonome d'Abidjan à appareiller en direction de l'Estonie. Le parquet néerlandais, de son côté, a ouvert une enquête sur les conditions dans lesquelles les déchets ont pu être rechargés à bord du Probo Koala, en contravention avec les lois néerlandaises et les conventions européennes. Notons que Trafigura n'en est pas à un coup d'essais. En effet, une autre enquête est en cours, aux Pays-Bas, sur les opérations de ce groupe dans le cadre du scandale provoqué par le programme des Nations unies « Pétrole contre nourriture » en Irak. Des cargaisons illégales de pétrole irakien, acheminées par plusieurs intermédiaires, parmi lesquels Trafigura, ont servi à financer l'armement du régime de Saddam Hussein.

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ENVIRONNEMENT COTE D'IVOIRE

Par greenworld le vendredi, octobre 10 2008, 02:57

Environnement Agrandir Photo : Comme ici à Grand... Photo : Seck Momar Comme ici à Grand-Bassam, plusieurs régions d’Afrique connaissent des inondations. Réchauffement planétaire : L’Afrique, grande oubliée des fonds Dernière mise à jour : 06 Nov 2007 - 22:21 GMT Il est généralement admis que l’Afrique, qui de toutes les régions est celle qui produit le moins de “gaz à effet de serre” à l’origine du réchauffement planétaire, aura besoin d’une importante aide financière pour remédier aux effets de ce phénomène. Mais il n’est pas aussi sûr que cette aide soit accordée. L’Afrique peine déjà à mobiliser suffisamment de fonds nécessaires pour lutter contre la pauvreté et n’a pas réussi à obtenir les investissements nécessaires aux projets de protection de l’environnement sur le continent. Bien que les dirigeants des pays du monde entier aient promis de contribuer davantage au développement, le montant de l’aide accordée a en fait baissé de plus de 5 % l’an dernier. Pauvreté et protection de l’environnement sont étroitement liés, comme le rappelle le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD). Il est indiqué dans le plan d’action pour l’environnement du NEPAD que “les taux de pauvreté croissants et l’accélération de la dégradation de l’environnement sont deux maux interdépendants dont souffre l’Afrique… La pauvreté demeure à la fois la première cause et conséquence de la détérioration de l’environnement et de l’épuisement des ressources en Afrique. Sans une amélioration sensible des conditions de vie et des moyens d’existence des populations du continent, les politiques et programmes en faveur de l’environnement auront peu de chances d’aboutir.”